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3.16.2011

* Fukushima

La centrale nucléaire de Fukushima est-elle un cauchemar pour les techniciens? L'opérateur de la centrale de Fukushima-Daiichi, Tokyo Electric Power, parlait mercredi matin de 180 employés, alors que selon de nombreux médias, ils ne seraient plus qu'une cinquantaine de techniciens autour de la centrale,leurs tentatives de refoidissement semblent de plus en plus désespérées. Les habitants autour de la cité, dans un rayon de 20 km, ont été évacués.
Pour Nathalie Kosciusko-Morizet, la ministre de l'Ecologie, les conséquences d'un éventuel arrêt des tentatives de refroidir les réacteurs pourraient être désastreuses.
Le réseau "Sortir du nucléaire", qui regroupe plusieurs centaines d'organisations anti-nucléaires en France, estime que leur travail s'apparente à des "missions suicides".
Olivier Gupta, directeur technique, a déclaré mercredi lors d'un point de presse à Paris que les niveaux de radioactivité sur le site atteignent désormais des niveaux importants qui mettent en danger les intervenants sur le site.
L'ordre d'évacuation a été levé au bout d'une heure, vers 02h30 GMT, heure à laquelle 180 employés se trouvaient de nouveau sur le site, à 240 km au nord de Tokyo.
Pour (Criirad), la Commission indépendante de radioprotection française, les "quelque 50 travailleurs encore présents sur le site sont exposés à des doses potentiellement mortelles".
Lors de l'accident de Tchernobyl en 1986, qui a atteint le niveau 7, le rang le plus élevé à l'echelle mondiale, la plupart des "liquidateurs" étaient équipés avec du matériel de protection de fortune.
Depuis le début de l'accident de Fukushima, que l'ASN a classé au niveau 6 sur l'échelle Ines, Tepco a très peu communiqué sur les opérateurs travaillant contre la montre dans la centrale. On ignore par exemple combien de temps ils passent dans les bâtiments ou leur équipement exact.
Selon Julien Collet, directeur des situations d'urgence à l'ASN, "l'exploitant fait sans doute tourner les équipes au coeur de la centrale et leur ordonne d'agir le plus vite possible à chaque intervention".
Alors, pourquoi laisser les techniciens subir le risque de la radiation? sont-ils bien équipés pour travailler dans de telles circonstances? Pour l'instant, il y a peu de communication sur le sujet.

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